Tablettes et applications

Tablettes et applications

Tablettes et éducation

Grâce à leurs atouts, les tablettes numériques avec quelques applications judicieusement choisies, peuvent non pas remplacer mais compléter les investissements éducatifs existants tels que ordinateurs, manuels scolaires et autres outils. La plus-value d’une tablette numérique vient de l’utilisation que l’enseignant-e ou l’élève en fait, pas de l’outil lui-même. Voir le rapport Migrer des ordinateurs aux tablettes

Usages pour l’enseignant-e / Usages pour l’élève

Les usages d’une tablette, comme de n’importe quel outil dans le cadre scolaire, devraient être considérés sur deux plans :

  • Les usages de l’enseignant-e : préparer ses cours (documents, présentations visuelles, audio et multimédias), gérer les aspects administratifs (planifications, listes d’élèves, suivis des élèves, évaluations, communications externes, etc.)
  • Les usages prévus par l’enseignant-e pour l’élève : construire des apprentissages en utilisant, lorsque cela s’avère utile, des tablettes et des ressources numériques (applications, documents numériques).

Plus value pour les apprentissages

  • Le premier intérêt d’une tablette numérique réside dans ses fonctionnalités de communication et de partage. Ces usages sont généralement peu courants dans les classes et nécessitent une bonne infrastructure réseau.
  • Le deuxième est relatif à la différenciation dans la mesure où chaque élève peut travailler avec une application correspondant à ses stratégies d’apprentissages et à ses besoins.
  • Le troisième relève de l’accès rapide à l’information (dictionnaire, Internet)

Limites de la tablette

  • Ce n’est pas un outil de production et de traitement (texte, image, vidéo) sauf pour de courts éléments.
  • La lecture, la prise de notes, l’annotation, le travail nécessitant de passer d’une application à une autre (texte – son par exemple) de sont pas des usages recommandés pour des questions ergonomiques.

Quelles applications ?

Sans applications, l’outil ne fonctionne pas et c’est ici qu’apparaît un défi majeur : trouver les applications qui répondent aux besoins réels de l’enseignant et de l’élève sans tomber sous le charme de celles qui sont proposées par les boutiques en ligne et sites commerciaux.

Les rubriques « éducation », « enseignement » ou « enfants » ne sont pas fiables puisque c’est des critères commerciaux qui déterminent l’appartenance d’une application à une catégorie. Il s’agit aussi de se méfier des applications qui apparaissent en tête de liste puisque ce n’est pas des critères pédagogiques ou didactiques qui les font apparaitre en tête mais des algorithmes secrets des boutiques en ligne.

Le PER et les applications

Le Plan d’étude romand (PER) prend en compte l’utilisation d’outils numériques dans l’enseignement mais n’inclut pas les logiciels et applications dans les moyens d’enseignement officiels romands.

A qui se référer ?

Parmi le million d’applications existantes, il n’est pas aisé, vu la dynamique du marché et les incessantes mises à jour, d’effectuer un choix. Le plus simple est de se référer à des centres de ressources MITIC ou médiathèques qui effectuent une sélection d’apps, en fonction de critères ou non.