fritic092014-200.jpg

Solutions interactives

Une solution interactive, c’est quoi ?

Lorsqu’un nouveau bâtiment scolaire se construit dans notre canton, on remplace de plus en plus souvent le tableau noir traditionnel par une solution interactive.

Par solution interactive, on entend un ensemble d’éléments (appareils et logiciels) permettant de projeter le bureau d’un ordinateur sur un grand écran blanc puis d’interagir avec les contenus numériques par le biais d’un logiciel interactif. L’interaction peut se faire au moyen d’un stylet et/ou du toucher (surface tactile, similaire à un iPad géant). 

Ce genre d’interactions est possible avec différents types de solutions interactives :

  • un tableau blanc interactif (par exemple Smart, Promethean, Touchboard)
  • un beamer interactif (Epson)
  • une tablette graphique (WACOM)
  • une tablette tactile (iPad)
  • un écran interactif  ou touch screen (par exemple les produits Samsung, C-Touch)

On complète très souvent cet équipement par une caméra à documents ou visualiseur

TBI ou solution interactive, quelle différence ?

On utilise le terme « tableau blanc interactif » (ou les abréviations TBI ou TNI) lorsque la surface de projection contient des éléments actifs (capteurs, caméras). Au vu de l'évolution du marché, on utilise le terme de solution interactive, car il est beaucoup plus flexible et peut décrire aussi bien des beamers interactifs, des écrans interactifs que des solutions tablettes. 

Composants d'un équipement interactif standard

Voici l’équipement interactif proposé dans les classes de la nouvelle école de Chatonnay (inauguration en 2014). 

banner_si_composants.png

1. L’ordinateur de l’enseignant-e peut être soit un poste fixe, soit un portable. L’avantage de la solution « portable » est qu’elle permet à l’enseignant-e de préparer ses leçons à domicile et de toujours avoir accès à ses documents et préparations.

2. La surface de projection peut comprendre des éléments actifs (dans le cas d’un tableau blanc interactif) ou être une simple tôle blanche inerte (si on travaille avec un beamer interactif ou une tablette).

Selon la solution choisie, il est possible d’écrire avec des feutres sur la surface centrale.
Bon à savoir : une surface de projection n’a pas le même revêtement qu’un tableau blanc pour écriture (la surface est plus poreuse). Si on veut garder une belle surface blanche pour la projection, il vaut mieux ne pas écrire aux feutres sur la surface.   

3. Le beamer ou vidéoprojecteur transmet l’information de l’ordinateur à la surface de projection. Les beamers actuels sont à ultra-courte focale et montés directement au-dessus de la surface de projection. Ils n’ont plus besoin de ventilateur et sont donc peu bruyants (privilégier les modèles à moins de 28 DB). Elèves et enseignants ne croisent plus du regard le faisceau lumineux du beamer, ce qui garantit une utilisation ergonomique. 
Le beamer interactif est une alternative intéressante à la solution du tableau interactif surmonté d’un beamer. Le tout dernier modèle d’Epson [1] par exemple dispose de la technologie 3 LCD,  d’une résolution WXGA et d’une luminosité de 3300 lumens.

4. Surfaces d’écriture. il est essentiel d’installer dans toutes les classes des surfaces d’écriture réglables en hauteur (souvent entourant la zone de projection). Ces surfaces peuvent être blanches ou noires et avoir des lignes, des carrées et des portées, selon les besoins,  mais doivent être de qualité. 
Sur le long terme, des panneaux noirs sont plus avantageux (les stylos et produits de nettoyage pour les surfaces blanches sont plus coûteux) et  offrent un meilleur contraste visuel, raison pour laquelle cette couleur est recommandée pour un usage en classe (pour plus d’informations à ce sujet consulter le site de la Communauté européenne  http://optic-comenius.eu/en_lighting.html) ou les recommandations du CPHV [2].

5. Le visualiseur est posé sur le bureau, proche de l’ordinateur. Tout objet (livre, dessin, texte d’élèves, objets, insectes, etc.) posé sous la caméra est projeté sur la surface de projection. Avec un visualiseur performant, il est possible d’annoter l’image au moyen du logiciel interactif, d’archiver les images prises, voir même de réaliser des films (manipulations, dissections, etc.). Il est recommandé de monter les équipements interactifs « en chaîne », ce qui permet d’importer les images produites par le visualiseur dans le logiciel interactif (pour annotation et archivage).

6. Les haut-parleurs. Le plan d’études romand a mis l’accent sur les compétences de compréhension de l’oral dans toutes les langues. Les épreuves communes comprennent désormais des parties audio. Il est essentiel de fournir une bonne qualité d’écoute à tous les élèves de la classe. De petits haut-parleurs branchés sur l’ordinateur de l’enseignant-e ne suffisent plus. Des haut-parleurs fixés au mur, en hauteur, offrent une qualité d’écoute optimale.

 


[2] Recommandations du Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue (CPHV)

Le tableau noir mat offre le meilleur contraste et donc la meilleure lisibilité pour des élèves malvoyants, mais aussi pour tous les élèves ayant de légers troubles de vision, des difficultés d’attention ou de concentration. Le tableau blanc devrait servir essentiellement à projeter des images. L’écriture, même au feutre noir, épais et neuf, n’offre pas un aussi bon contraste. Beaucoup de surfaces blanches sont brillantes et réverbérant la lumière, ce qui est très pénible pour les personnes souffrant d’un déficit visuel.